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Articles de mars 2010
vendredi 5 mars 2010
Entretien avec M. Alioune Tine, Président de la RADDHO, sur la situation au Niger, en Côte – d’Ivoire et au Sénégal
Par buur :: afrikonline@afrikonline.com :: 0 Lectures :: 0 Commentaires :: :: Senegal

1.Vous n'avez pas condamné le coup d'Etat au Niger, un fait rare pour des défenseurs des droits l'homme et chantre de la démocratie. Pourquoi ?

Depuis le lancement et la mise en œuvre de la « tazarce » (qui signifie la continuité du régime) avec la dissolution de l’Assemblée Nationale le 26 mai 2009 et la dissolution de la Cour Constitutionnelle le 12 juin 2009, nous avons assisté au Niger à un véritable coup d’Etat et à la mise en place d’une dictature civile avec un régime d’exception qui suspend pratiquement toutes les institutions, toute la Communauté internationale à commencer par la CEDEAO ont épuisé toutes leurs ressources en matière de diplomatie, l’Union Européenne, vraiment a appliqué des sanctions économiques mais rien n’a fait fléchir le Président Tandian.

Mieux ou pire, la CEDEAO est allée jusqu’à déclarer la fin légale du régime de Tandian et a nommé Abdou Salami Aboubacar comme médiateur pour faciliter la résolution des crises, le Président Tandian est resté inflexible, intransigeant sur la remise en question de la VIe République adoptée sur une base inconstitutionnelle. L’impasse politique était totale et l’impuissance de la Communauté africaine et internationale également totale.

Quand le coup d’Etat est arrivé, ça était un grand soulagement pour les Nigériens d’abord et la plupart des organisations de la société civile du Niger qui ont estimé que c’était la seule façon pour débloquer la situation.

Condamner ce coup d’Etat qu’on peut considérer comme un coup d’Etat libérateur est dans le meilleur des cas mal aisé et dans le pire des cas hypocrite. Parce que le problème aujourd’hui est de savoir quels sont les leaders et les élites politiques en Afrique qui, par leur mal gouvernance, leur violation des normes de l’Etat de Droit de la Démocratie et des droits de l’Homme, leur instrumentalisation de la Constitution et leur volonté cynique d’imposer à leur pays une succession dynastique, ce sont les véritables sources d’instabilité et les véritables causes du retour des coups d’Etat militaires, en fait c’est leur comportements totalement néfastes pour les institutions, pour l’Etat et pour la République qui font que les coups d’Etat militaires sont accueillis avec enthousiasme.

Aujourd’hui, la véritable tâche de la CEDEAO et de l’Union Africain est de combattre à visage découvert ces nouveaux prédateurs et ces nouveaux dangers pour la construction de l’Afrique. Le combat des peuples et des citoyens africains est de se mobiliser pour promouvoir la démocratie et les droits de l’homme.

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lundi 1 mars 2010
Reconnaissance de la traite négrière comme crime contre l’humanité et Dialogue politique
Par raddho :: raddho@raddho.org :: 0 Lectures :: 0 Commentaires :: :: Senegal

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) se félicite du projet de loi du Président de la République, Abdoulaye Wade, visant à reconnaître la traite négrière comme crime contre l’Humanité, neuf ans après la Déclaration de la Conférence Mondiale de Durban contre le Racisme en septembre 2001.

Certains pays occidentaux comme la France, avaient déjà reconnu la traite négrière comme crime contre l’humanité avec la Loi Taubira de mai 2001. La reconnaissance tardive du reste par le Sénégal de la traite négrière comme crime contre l’humanité doit absolument faire tâche d’huile dans le tout le continent africain.

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